The Mauritian Scuba Diving Association


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Sabordage du Tian Xiang

Texte de Estelle Bastien, l'Express 17 Juin 2014

Il s’agit du 16e bateau de pêche coulé par la Mauritius Marine Conservation Society (MMCS). Le Tian Xiang a rejoint, ce mardi 17 juin, le fond de la mer de Flic-en-Flac. L’objectif est de créer un récif artificiel qui sera, d’ici peu, très riche en poissons et en végétaux.

«La colonisation en mer se fait assez rapidement. D’ici à trois mois, des algues auront déjà poussé, des poissons végétariens s’en nourriront et le navire commencera à abriter une population de poissons et de coraux», explique Olivier Tyack, président de la MMCS. Cette ONG a commencé à créer des récifs artificiels en 1980, principalement au large de la côte ouest.

«C’est plus pratique de faire couler des bateaux de ce côté de l’île. Les courants de l’Est rendent le travail beaucoup plus compliqué. Ensuite, en termes de coût, il est préférable d’être plus près du port à cause des aménagements nécessaires», indique Olivier Tyack. Couler un bateau requiert, en effet, des fonds onéreux. Pour le présent exercice, l’ONG a bénéficié de l’aide de la firme privée Ireland Blyth Ltd. Celle-ci a mis à sa disposition un de ses bateaux de pêche, qui n’était plus en état d’opérer.
 
«S’il fallait acheter le bateau, le projet n’aurait pas abouti. Là, nous n’avons eu qu’à prendre les frais administratifs à notre charge et à nous occuper des aménagements pour préparer le bateau à être coulé», poursuit le président de la MMCS. Au total, le projet a coûté environ Rs 200 000.
 
Une fois que le bateau a été donné à la société, c’est au tour des bénévoles de le vider de tous objets, gaz et produits liquides potentiellement polluants. La coque du navire a ensuite été découpée afin de créer des abris pour la faune et la flore marine. Celle-ci a été recouverte temporairement pour transporter la future épave vers son dernier lieu de villégiature. Une fois au-dessus du site identifié, les panneaux ont été ouverts pour laisser entrer l’eau. À la fin de ces procédés, ce navire de 44 mètres a plongé à 35 mètres de profondeur.
 
Le Water Lily a été le premier navire à être coulé par la MMCS, au large de Trou-aux-Biches. D’une profondeur de 24 mètres, ce récif artificiel est aujourd’hui très riche en poissons et en végétaux.
 
Mais de toutes les épaves plongées dans les profondeurs, le Tug 2, coulé en 1981 à 20 mètres de profondeur à Flic-en-Flac, et le Carp, qui s’est endormi au large du Morne à 71 mètres, sont considérés comme étant les plus riches en poissons.



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